Un robot au bout du bistouri
retour à la page des automatismes
Aujourd'hui, les blocs opératoires sont envahis par des robots hyper-perfectionnées, des écrans tactiles et des images en haute définition.

Depuis 2003, la Clinique Générale-Beaulieu à Genève a déjà effectué plus de 400 opérations robotisées. «Si l'on doit résumer les avantages de cette technique, c'est: vision, précision et ergonomie» explique le Dr Charles-Henry Rochat. Le chirurgien commande toute l'opération depuis une console distante du patient. Grâce à un endoscope à double optique, il a une vision en 3D de l'opération.

La Clinique de la Source à Lausanne vient tout juste de s'équiper d'une salle d'opération high-tech flambant neuve. Ecrans HD, visioconférence, serveur central, tout y est. Le chirurgien contrôle tous les appareils depuis un écran tactile. Il peut même enregistrer l'intervention en vidéo ou accéder au dossier médical du patient directement depuis la table d'opération.

Mais à Strasbourg, des chercheurs vont encore plus loin. L'Institut de Recherche contre les Cancers de l'Appareil Digestif (IRCAD) est à la pointe des nouvelles technologies chirurgicales. Chaque année, pas moins de 3500 chirurgiens y sont formés. Et les chercheurs jouent plus souvent de la souris et du clavier que du scalpel et du bistouri. Grâce à un logiciel qu'ils ont développé, ils sont capables de recréer une copie virtuelle des organes du patient, et de simuler ensuite l'opération sur un ordinateur. «Je suis convaincu qu'un jour la chirurgie va devenir automatique, comme l'aéronautique va de plus en plus vers l'automatisme complet» affirme le Pr Jacques Marescaux, président et fondateur de l'IRCAD. Brrr…