Un robot très en jambe
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Réapprendre à marcher

80% des paraplégiques peuvent espérer remarcher

Voilà à quoi devrait ressembler l'appareil de marche léger
7 août 2006. Seiji Uchida attend depuis quatre jours que le soleil revienne sur Zermatt. Il peut enfin tenter son ascension du Breithorn, un sommet de 4000 mètres. Paraplégique, il va réaliser son rêve grâce à la robotique. Une combinaison truffée d'électronique permet à son guide de le porter sans effort. L'expédition progresse lentement, sous l'oeil attentif de plusieurs chercheurs japonais qui suivent pas à pas les mouvements de la machine.

A l'université de Tsukuba au Japon, l'équipe du professeur Yoshiyuki Sankai peaufine la dernière version de la combinaison robotisée utilisée pour gravir le Breithorn. Son petit nom: Hal-5. Elle s'enfile comme un habit, ou presque. Elle pèse 20 kg, mais bien sûr on ne ressent pas son poids et il suffit de quelques pas pour s'y habituer. Confortablement installé dans Hal-5, l'utilisateur voit ses forces amplifiées de 80%. Objectif: permettre aux personnes âgées et aux handicapés de se déplacer normalement et de porter des objets lourds.

Comment ça marche? Quand quelqu'un veut bouger sa jambe, son cerveau envoie une commande qui arrive jusqu'au muscle. A ce moment-là, de très légers signaux bio-électriques sont repérés par des capteurs placés à la surface de la peau. L'information est transmise au robot qui fait exactement le même mouvement que la personne, au même moment. En fait, le robot réagit même plus vite aux commandes du cerveau que nos propres muscles. La combinaison répond donc directement aux intentions de mouvement de la personne. Pas besoin de réfléchir longtemps, il suffit de marcher pour que la combinaison accompagne le mouvement de manière synchronisée.